Rendez-vous à St-Martin de Boscherville !

Voilà très longtemps que je n’avais pas publié de billet ici, période particulière oblige. J’attendais d’avoir du nouveau, et c’est le cas !

Je commence enfin à récolter le fruit de mon (très) long travail de cette dernière année. J’ai passé le cap des vicissitudes liées au changement de terre (le grès, qui me permettra notamment de faire des assiettes), d’oxydes, d’émail, de décor…Ma nouvelle production commence à prendre forme et je vais pour la première fois l’exposer au public.

Car le week-end des 26 & 27 juin, je serai (enfin) de retour sur un marché , et pas n’importe lequel. Celui que je co-organise avec ma chère Valérie Rogala-Blin pour l’association Tout Terre et qui, pour cette 7ème édition se tiendra dans un nouveau décor : le magnifique village de Saint-Martin de Boscherville, à quelques kilomètres de chez moi. Les 27 céramistes participants seront installés au cœur du village, répartis entre la place centrale et la cour pavée des Jardins de l’Abbaye Saint-Georges de Boscherville (merci au département de Seine-Maritime !) En nous installant ici, nous avons la chance de bénéficier du soutien logistique de la super équipe du Comité des Fêtes de Saint Martin, ce qui est précieux, une telle manifestation nécessitant pas mal d’énergie ! Pour le détail des participants, courez consulter les pages Instagram et Facebook.

Après ce marché, un peu de vacances bien méritées avant le réputé rendez-vous des potiers de Moulins-La-Marche auquel j’ai la chance de participer pour la première fois (il avait été annulé l’an passé…).

C’est donc un peu tendu en termes de production dans la dernière ligne droite. Mon stock sera réduit, mais c’est un « redémarrage » enthousiasmant !

PS : Petit moment sympa alors que j’étais en train de faire mes tests divers et variés en solitaire fin 2020 : une semaine avec une adorable stagiaire de 3ème, Léa. Elle vient de me remettre un exemplaire de son rapport de stage que je garderai précieusement et dont je vous livre ici quelques extraits.

Imprévus

Petit retour sur ces premiers mois de 2020, année (très) particulière au plan professionnel, comme vous pouvez l’imaginer.

Tous mes marchés sont annulés, au moins pour ceux organisés jusqu’à fin juillet. Je n’aurai donc pas eu le plaisir de m’installer en avril au sein de l’aître St-Maclou, à Rouen, rénovée et accueillant désormais une galerie consacrée aux arts du feu ; ni d’organiser le marché de Saint-Pierre de Manneville, avec Valérie Rogala-Blin (il aurait dû se tenir le week-end des 6 & 7 juin) ; ni de participer pour la première fois au réputé rendez-vous des potiers de Moulins-La-Marche.

Rendez-vous manqué également pour les Journées Européennes des Métiers d’Art au Kaléidoscope, chouette tiers-lieu de l’agglomération rouennaise.

Je ne donne plus de cours non plus pour le moment, compte tenu des contraintes réglementaires difficiles à appliquer dans mon petit atelier.

Mais à toute chose malheur est bon. J’ai pu mettre à profit cet arrêt pour continuer à avancer dans mes essais en vue d’un passage de la faïence au grès. Même le long confinement ne m’a pas encore permis d’aboutir. Quand je vois le temps que cela me prend en se consacrant uniquement à cela, je comprends d’autant mieux la difficulté à changer de terre. Travail de patience, avec des essais d’oxydes, d’émail, d’engobes… Des lectures… Mais j’avance… J’ai pu commander pendant le confinement un nouveau grès pour mes essais (le précédent, pas assez blanc, ne me satisfaisait pas totalement). Parfois de grosses déceptions mais quelques réussites prometteuses. Surtout persévérer !

Et pour progresser encore, à partir du mardi 2 juin, reprise d’ateliers Design et artisan d’art à la très dynamique Chambre des Métiers d’Art et de l’Artisanat de l’Eure. Ils devaient initialement se tenir sur un semestre entier et se dérouleront finalement de manière resserrée d’ici août. Du pain sur la planche, mais tellement enthousiasmant !

Au fait, si vous vous posez (légitimement) la question, économiquement, le système d’aides de l’Etat a particulièrement bien fonctionné en ce qui me concerne, et a permis de limiter la casse pour ces mois compliqués en termes de chiffre d’affaires.

Réalisation de 2017. Si je devais la nommer aujourd’hui, je l’intitulerais Covid 19 !